Je ne comprends même pas qu'on puisse ne pas me comprendre...Ce qui me paraît logique ne l'est pas pour vous, ce qui vous paraît logique ne l'est pas pour moi...
Alors... Précision avant de développer : je dis "vous". Oui "vous" parce que "vous" est le mot magique qui retient votre attention : "Tiens donc... on s'adresse à moi ?"
Le "vous" c'est le secret des gens comme moi qui tentent d'écrire pour être lus (oui, on le sait, on le dit = les gens ne lisent plus), qui tentent d'être lus jusqu'au bout, disais-je, jusqu'à la fin, jusqu'au point final.
(Ceci n'est pas le point final : VOUS devez continuer)
Associé à la personnalisation, cher monsieur, chère madame, il vous donne l'illusion d'un dialogue, d'une conversation privilégiée entre vous et moi. Juste entre NOUS.
Mais en réalité, tout comme les lettres commerciales que vous recevez, adressées à vos noms-prénoms, ce blog est lu par des millions et des millions d'internautes (en témoigne le nombre grandissant de membres à son actif, n'est-ce pas...) mais chacun se sent considéré et c'est tout ce qui compte.
Donc... oui, je continue avec ce "vous" qui fait que vous allez peut-être continuer à me lire...
Reprenons...
Pour être tout-à-fait claire et tout-à-fait franche, je dois avouer que moi-même, je ne me comprends pas.
À l'aise avec les mots à l'écrit (c'est la moindre des choses pour une conceptrice rédactrice) je les perds une fois que je dois les faire vivre, les prononcer, m'exprimer.
Pourquoi ?
Les émotions.
(Je ne suis pas faite pour la gestion, encore moins celle de mes émotions)
Les gens me troublent, tous les gens : les gens gentils, les gens méchants, les gens que je connais, ceux que je ne connais pas, ceux qui me veulent du bien, ceux qui me veulent du mal, les relations de travail, mes proches... Tous les gens me troublent, tous à leur façon.
Alors, chers gens qui me côtoyez, vous ne pouviez pas le deviner si je ne vous le disais pas.
Maintenant que vous le savez, je peux vous confier
Elle est vraiment bien cette petite phrase... Elle fonctionne avec plein d'autres verbes et garde toujours la même force :
Pourquoi en faire trop
Pourquoi en vouloir trop
Pourquoi en avoir trop...
Quand assez est suffisant ?
Et parce qu'on cite toujours ses sources, cette phrase n'est pas de moi, même si j'aurais tant aimé qu'elle le soit.
Je l'ai entendu dans "Silence ça pousse" de la bouche d'un couple d'éleveurs et producteurs bio au sujet de l'hyper-production, de la sur-consommation.
"Pourquoi en avoir de trop quand assez est suffisant"
Des sages.
Des vrais.
Comme on n'en fait plus.