mardi 18 octobre 2011

Un ailleurs pas si loin.


Une belle rencontre comme on les aime, émanant d'une personne tout-à-fait exceptionnelle, qui un jour eut l'idée, d'aller boire un verre Chez Salah...

À deux pas d'ici, la nuit commence à tomber et on aperçoit cette enseigne rose flashy, digne des motels de la route 66, surplombant la devanture du café : « Chez Salah ».

Pour y arriver, on se gare sur le chantier, pour y entrer, on demande l'autorisation au propriétaire : êtes-vous ouvert, on peut boire un verre ?

Depuis plus de 10 ans, Salah est un résistant des temps modernes qui lutte contre l'envahisseur, « le dernier des Mohicans » comme l'aime à le surnommer la presse régionale...
À coups de marteau piqueur, on a cherché à le déloger, mais Salah défend ses plates bandes et vient contrer les plans de l'Établissement public foncier qui a rasé tout le quartier pour laisser place à la nouvelle zone de l'Union à Tourcoing... Tout le quartier... sauf un !

Arrivés dans son petit café, Salah nous sert un verre, et curieux, nous engageons la conversation.
Ému et fatigué, il nous raconte comment depuis des années il a lutté, dit non, résisté aux intimidations. Et preuves à l'appui, il nous montre tous les documents officiels, les documents de son combat, précieusement conservés dans des pochettes plastiques et autres vieilles enveloppes.




Autour de nous, c'est un décor vintage, les cadeaux de clients jonchent les murs : Salah semble féru de couteaux, sabres et autres armes blanches en tous genres.
Un vieux Juke Box trône fièrement au milieu du café et les rideaux font tapisserie, tamisant la lumière jaunie du lampadaire.
Des portraits de lui, plus jeune, quelques images souvenirs, des objets dont lui seul connaît la richesse... C'est en observant tout cela que l'on comprend que dans son café, il y a mis toute sa vie Salah.

Bouleversés par cette rencontre d'un autre monde, nous faisons le tour du bâtiment. Songeurs, on se rend compte de l'ampleur du No Man's Land qui l'entoure... La victoire est donc à ce prix.

Mais bientôt, grâce aux passages à la télé, aux parutions dans la presse, aux témoignages de soutien, aux visites des curieux et avec l'entraide des habitués, Salah retrouvera enfin son chez lui à la fois ici et ailleurs... Ce qui est sûr c'est que tout aura changé. Tout... sauf lui.
Et on imagine très bien cet édifice flottant au milieu des nouveaux bâtiments gris, uniformes et froids, devenir un lieu d'histoire à la manière de tous ces autres qui cherchent à reconstituer la tradition sans vraiment y parvenir.
On y retournera et on se dira qu'il avait raison...




En partant de chez Salah, je m'efforce de graver en moi la force de sa détermination, le poids de ses convictions et ces quelques mots d'un vieil homme éprouvé par le combat d'une vie :


"rien ne bougera d'ici tant que je n'aurai pas rejoint la place qui m'attend au paradis..."


lundi 8 août 2011

Tribulations intemporelles pour un Noël au mois d'août

Nous dans la com', on anticipe, on est un peu schizos, on se met dans la peau de.
Nous, dans la com', on a toujours une longueur d'avance sur ce que seront les tendances de l'année prochaine, on est avant-gardistes, on est visionnaires, on anticipe...


Nous dans la com', on voit le monde avant tout le monde, justement... Ou plutôt, on l'invente, tout seul dans not' tête.


Voilà où je voulais en venir : tout seul dans not' tête.


La faute à qui ? La faute à la com' : nous sommes le 8 août 2011, il fait gris, certes, mais dans ma tête il neige déjà, les petits lutins s'affairent à leur job saisonnier, le Père Noël a fait le plein et les grands rennes sont prêts à décoller. Les enfants ont fini de rédiger leur lettre et les parents remplissent le caddy : c'est Noël !!!!! 
Prise entre le monde cruel de la consommation à outrance et le monde merveilleux et innocent de la féerie de Noël, je dois faire rêver oui, mais faire acheter, surtout.




Alors je vends du rêve : je fais Noël autrement, Noël différent, Noël avant l'heure, mais Noël tout de même.


Cette année, Noël sera magique, pour changer. Il y aura des rêves de princesses et de chevaliers et des créations de petites mains expertes tout droit sorties de l'imaginaire de maîtresses sans pitié et qui iront finir leurs jours, comme avait plaisir à le dire ma maman, au Musée des Horreurs.


Ce Musée des Horreurs, ignoble petite boîte à chaussures décorée par mes soins de serviettes collées en papier fleuri, bien planquée au fond de son dressing, contient toutes les créations de Noël, fête des mères, Pâques... réalisées de 3 à... 15 ans. Il se trouve que j'ai compris sur le tard.


Aujourd'hui, d'humeur vengeresse, je travaille (déjà) sur Noël et décide de proposer un concept de la même veine, créations enfantines et cie, histoire de donner plein de bonnes idées, qui en foutront plein la barraque, des gommettes aux murs, des paillettes et de la colle sur le plan de travail en granit, des coups de ciseaux dans le tapis du living, bref, que du bonheur à Noël, mouah aha aha aha aha (rire diabolique). La vengeance est un plat qui se congèle ! 


Et puis, vu que dans la com', on en a des idées à revendre, et bien, on propose toujours au moins deux concepts ! On est généreux dans la com'


L'autre, je le sors du plus profond de l'enfant que je suis restée. Petite déjà, un certain goût pour le travestissement m'envahissait alors que je partais à la recherche du fameux Musée des Horreurs dans le dressing de maman. 
Finalement c'était son dressing le Musée : une fois autruche avec les chapeaux de mariage, une autre, Geneviève de Fontenay avec le tailleur pied de poule et enfin, maman, vue par moi avec ses chemisiers panthère, ses talons et tout l'attirail qui allait avec, en plein dans la vague des 80' 90' !


Bref, tout ça pour arriver au constat qu'un enfant aime se transformer.
Du coup, moi et ma générosité, alliés à ma grande imagination, avons décidé de métamorphoser nos chères têtes blondes. 


En quoi ? tu sauras pas ! C'est confidentiel, parce que nous dans la com' on a des dossiers secret-défense.


Mais bon, si t'es un peu fut'fut' tu te doutes bien qu'on va pas les transformer en Paris Hilton ou en Amy Winehouse... 


Rip Amy, 
Rip cher et tendre monde imaginaire de mon enfance... 






vendredi 5 août 2011

Ma Bagnole est une artiste !

189887kms, bientôt 10 ans, fidèle et loyale, ma bagnole est une poubelle. Absente des cotes Argus, elle ne vaut plus rien mais sa valeur à mes yeux est sans pareil...On en n'a que faire, me direz-vous, attendez un peu de lire ce qui suit : Je ne suis pas là pour vous parler de ma caisse, je suis là pour vous présenter un coup de coeur, une idée à faire vrombir de plaisir toutes les shoppeuses un peu barrées, à l'affût de l'originalité suprême, de la bonne idée, du truc en plus que toutes les copines vont s'arracher, je suis là pour vous parler de BAGNOLE ! 






 BAGNOLE, c'est la marque d'une créatrice canadienne, Isabelle Bérubé, qui arpente les casses et les fourrières et qui dépouille sans merci des épaves laissées pour mortes. Elles les dépouille de leur banquette arrière, cisaille les ceintures, récupère des pièces chromées...pour leur donner une seconde vie, une vie de sac d'exception !



 Et quel sac !!!!!  Dans la catégorie Tunning, c'est un sac qui en jette, un sac doté d'une âme, un sac dont la anse est une ceinture de sécurité, et dont le cuir a été prélevé sur les sièges de voitures légendaires américaines (de la Mustang au Cherokee en passant par le Cayenn, le Quattro, le Tiguan et bien d'autres encore) échouées au cimetière des voiture.


Qui peut se vanter de porter une BMW ou une Audi, encore plus classe... Une Mustang ! 




MOI, bientôt !!!! ... Après avoir tenté de carjacker son blog, sa boîte mail, sa page fan, les revendeurs ... J'AI EU UNE RÉPONSE de la créatrice, pile au moment où je vis écris...Notre créatrice a du sentir mon enthousiasme débordant, une folie douce m'envahir et m'a contacté en plein milieu de cet éloge !



Et la grande classe ne réside-t-elle pas dans le fait d'acheter directement au créateur, en direct live from Canada ???
J'ai bien trouvé un créateur en France, gérant d'une casse auto, qui a eu la même idée a cela de différent que ses modèles sont entièrement confectionnés en ceinture de sécurité. Il l'a baptisée "Sakoto".




Tout droit sorti de la casse, découvrez un clip complètement barré : le clip Sakoto ! 


http://www.youtube.com/watch?v=cPB99yhvGAs&feature=related


Les modèles sont très réussis également, mais je voulais absolument la anse en ceinture de sécurité, avec la boucle !!!!

J'en rêvais, et c'est Bagnole qui l'a fait !
http://sacbagnole.blogspot.com/

jeudi 4 août 2011

Perles d'oralité mal placées

Au jour d'aujourd'hui, je n'en peux plus.


De toi zamoi (véridique) cher lecteur, j'ai l'oreille échaudée, le tympan ensanglanté, l'ouïe à bout.
Tu vas en baver à la lecture de ces quelques lignes et peut-être auras-tu toi aussi l'oeil à vif, le nerf optique au bord de la rupture d'anévrimse...


La dernière fois, en allant au coiffeur, la femme d'à côté de moi s'est lancée dans un sujet houleux qu'elle voulait que tout le monde il en profite : son fils et sa belle-fille.
Malgré qu'elle était avec sa couleur sur ses cheveux (aïe) et pour pallier au manque de crédibilité engendré par sa nouvelle coiffe, (ouille) elle commence à parler du petit SMIG que son fils y touche et qu'elle dilapide par tranches de cent zeuros. La copine à son fils, c'est le genre de filles qui croivent que l'argent tombe du ciel et qui foutent rien de la journée. Un SMIG c'est pas beaucoup réNuméré quand même, et elle se fait des soucis, parce qu'elle croit qui zont des problèmes à la banque...


Et moi je me fais du soucis parce que je crois que je suis de plus en plus intolérante et moqueuse friande de ces personnages qui massacrent la langue française sans vergogne...
En même temps, c'est de ma faute : je rêve d'un relooking dans un salon de beauté branché... J'avais pas qu'à aller au coiffeur à Bousbecque...




vendredi 29 juillet 2011

Quand Elle te donne de la lecture...(Qui ça ?)

Quand Elle te donne de la lecture, ça peut être tout bon, pire que mieux ou too bad ! 
Coup de bol, Elle a le compas dans l'oeil, en plus on a la même passion (moi) mais pas le même métier...
La vraie difficulté, quand il s'agit de faire des recommandations de lecture, réside dans la force de conviction potentiellement insufflée à l'autre (moi) que tel livre est THE bouquin, anti-soporiphisme assuré, même au bout de 2 pages... duquel, éventuellement, il se peut que je tire des apprentissages non négligeables quant à l'amélioration de ma condition psychologique... Bref, une référence qui me guidera dans la recherche de mon moi, sur le chemin de la vérité, de la compréhension et du mieux-être...
Bon ben si vous'ldites ma p'tite dame !
Alors me voilà sortie de Son cabinet, encore un peu secouée par ce que je venais de me prendre dans les dents, (concernant mon moi personnel) mais libérée de ces questions existentielles pour lesquelles j'avais décidé d'aller La voir, quelques semaines plus tôt.
Entre parenthèses : (L'objet de cette note n'étant pas de vous confier mes tourments psychologiques, j'en consacrerai une à l'analyse de ma psychologie personnelle et vous raconterai  pourquoi j'en suis arrivée la, chez Elle, exclusivement pour vous...très prochainement...) 
Me voilà donc dans la rue, un petit papier libérateur, la solution du casse-tête, la phrase magique, le mot de passe écrit au bic de Sa main dans la mienne.
"Alors je laisse parler le p'tit papier, à l'occasion papier chiffon puisse-t-il un soir papier buvard me consoler. J'y laisse glisser papier glacé mes sentiments papier collant ça impressionne papier carbone mais c'est du vent machin machine papier machine faut pas s'leurrer papier doré celui qu'y touche papier tue-mouches est moitié fou..." 
Nous y voilà : moitié folle, follasse comme on aime à me surnommer... FO-LASSE QUOI ! 
J'ouvre le petit papier : "Petit guide à l'usage des gens intelligents qui ne se trouvent pas très doués - Béatrice Millêtre"
Aaaaaaaaaaaaaaaah, c'est tout ?????? 
"J'fais rien à la légère tout l'temps faut qu'jexagère, avec une tronche six pieds sous terre Pfff....j'suis un plan galère : J'suis grave... graaaave
Même si c'est pas pêcher, quand meme j'vais t'confesser qu'avec mon côté contrariant, on a rien contre un p'tit remontant. C'est grave dramatique, j'abuse grave du pathétique, mais je me moque vite de tout ça, avant qu'les cons le fassent pour moi ."
D'après Son interprétation donc : je serais dotée d'une belle intelligence, sans en avoir conscience... Ben j'aimerais bien dis ! 
Du coup, avec Ses suppositions, Ses interprétations, Elle a réussi : direction la Quefna, la Fnac quoi, roh, z'êtes relou ! 

"Vous avez le vague sentiment que quelque chose ne va pas, mais vous ne savez pas ce qui vous gêne. Parfois vous pensez que vous pouvez tout faire, mais vous ne faites rien. Souvent, vous n’avez pas d’avis sur les choses. Vous avez besoin des autres, mais vous aimez être seul. Vous avez l’impression de vous disperser sans arrêt dans votre travail. Bref, quand vous vous regardez dans la glace, vous ne vous trouvez pas très doué. Et vous avez tort. Car, en réalité, vous êtes créatif, vous avez beaucoup d’intuition, vous êtes capable de faire plusieurs choses à la fois, vous raisonnez plus vite et souvent mieux que les autres, vous êtes efficace. Il vous suffit d’être motivé sur un sujet donné et vous déplacez des montagnes. Oui, vous avez un gros potentiel ! Ce livre va vous le montrer, vous expliquer ce qui ne va pas chez vous, comment vous fonctionnez, et, surtout, tout ce qu’il faut faire pour libérer ce potentiel."

Ah ouais ???? Fais voir ! 
Je commande,
Je reçois, 
Je lis, 
MIRACLE !